Le consortium Planck a publié une analyse statistique de l’émission polarisée de la poussière de notre Galaxie dans les régions du ciel les plus propices à la mesure la polarisation de la première lumière de notre univers. Cette étude montre que, contrairement à ce qui avait été envisagé par la collaboration BICEP2 notamment, la polarisation du signal d'avant-plan galactique est suffisamment importante pour masquer celle du fond diffus cosmologique, et ce sur la totalité de la voûte céleste.

Ainsi, la détection des ondes gravitationnelles primordiales, par Planck ou par les autres équipes avec des observations réalisées du sol et de ballons stratosphériques, exigera la délicate séparation des contributions cosmologique et galactique de la polarisation du ciel. Ce signal primordial associé à la phase d’inflation au tout début de l’histoire de notre univers semble encore plus difficile à traquer que prévu…

Crédits : ESA - collaboration Planck

 Pour en savoir :ici !

Le champ magnétique de la Voie Lactée est révélé dans cette nouvelle carte livrée par la mission Planck. Cette image est issue des premières observations sur l’ensemble du ciel de la lumière “polarisée” émise par la poussière interstellaire de notre Galaxie

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Les détecteurs du satellite Planck agissent un peu à la manière des lunettes de soleil polarisées, en version astronomique. Les tourbillons, boucles et arches de cette image tracent la structure du champ magnétique de notre Galaxie.

Pour en savoir plus : www.planck.fr

Le groupe Planck/Archeops du LPSC a travaillé sur ce sujet ces dernières années : d'abord dans le cadre d'une thèse soutenue en 2003 dans le cadre d'Archeops (expérience embarquée en ballon stratosphérique avec un instrument très proche de Planck-HFI) avec la publication des résultats des observations de 30% du ciel à 353 GHz, puis dans le cadre d'une thèse soutenue en 2010 sur la modélisation du champ magnétique galactique d'après l'émission polarisée des poussières interstellaires (données d'Archeops et simulations).

 

Depuis 1994, l’école JUAS - Joint Universities Accelerator School – dispense  des cours sur la physique des Accélérateurs de particules à plusieurs centaines d'étudiants provenant de toute l’Europe.

2014 marquera le 20e anniversaire de l'école, et à l’occasion de cet événement, JUAS célébrera cette journée importante avec un événement scientifique le vendredi 25 Avril 2014 à Grenoble au Laboratoire de Physique subatomique et de Cosmologie (LPSC).

En savoir plus sur le programme ici: https://espace.cern.ch/juas

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Le prix Nobel de physique 2013 a été attribué à François Englert et Peter W. Higgs pour «Pour la découverte théorique du mécanisme contribuant à notre compréhension de l’origine de la masse des particules subatomiques et récemment confirmée par la découverte, par les expériences ATLAS et CMS auprès du LHC du CERN, de la particule fondamentale prédite par cette théorie». La découverte de la particule de Higgs a été annoncée par les expériences ATLAS (à laquelle participe le LPSC) et CMS auprès du LHC au CERN le 4 juillet de l’année dernière.

Le Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble félicite les lauréats dont les travaux ont marqué une grande avancée dans notre compréhension des particules qui constituent la matière et leurs interactions. La découverte d'un boson de Higgs marque l'aboutissement de dizaines d'années de recherche dont la voie a été ouverte dans les années 60 par MM Brout, aujourd'hui décédé, Englert et Higgs.
 
Le LPSC a activement contribué à la découverte du boson de Higgs au sein de la collaboration ATLAS. Les équipes du laboratoire ont en effet joué un rôle très important dès le début de cette aventure scientifique, en participant en particulier à la conception, à la construction et à la mise en service du détecteur ATLAS. Elles ont travaillé au suivi de ce détecteur ainsi qu'au traitement et à l'analyse des données du LHC qui ont permis la mise en évidence de cette nouvelle particule. Elles préparent aujourd’hui la nouvelle phase de prise de données qui amènera peut-être d’autres découvertes.
 
Pour en savoir plus, voir le site LHC-France

 Julien Billard est l'un des sept lauréats du prix de thèse de l'Université de Grenoble. Cette distinction lui a été attribuée pour la qualité exceptionnelle de son travail. Sa thèse intitulée "Détection directionnnelle de matière sombre avec MIMAC", préparée sous la direction de Frédéric Mayet au sein du Laboratoire de Physique Subatomique et Cosmologie et de l'École doctorale de Physique, porte sur une méthode innovante de recherche de matière noire qui constitue plus de 25% de notre Univers, mais dont nous ignorons encore la composition.

 Julien Billard, ancien élève de PHELMA ayant obtenu un Master de Physique Subatomique et d'Astroparticules à l'Université Joseph Fourier, travaille actuellement au MIT à Boston dans le cadre d'un emploi post-doctoral sur la recherche de matière noire (collaboration superCDMS) et sur la diffusion cohérente de neutrinos (collaboration Ricochet).

 La cérémonie de remise des Prix aura lieu le 21 novembre 2013 à 16h30 à la Mairie de Grenoble.

En savoir plus : cliquez