LPSC
Le LPSC accueille IMORN-33 : trois jours d'échanges internationaux sur le bruit neutronique
6 juillet 2026
Du 6 au 8 juillet 2026, le LPSC a accueilli la 33ème édition de la conférence internationale IMORN (International Meeting on Reactor Noise), consacrée aux méthodes de diagnostic des réacteurs nucléaires par analyse du bruit dans les signaux de détecteurs. Organisé par l'équipe MSFR du LPSC en collaboration avec Imre Pazsit et Oszvald Glöckler, cet événement a réuni pendant trois jours des expert·es nationaux·ales, européen·nes et mondiaux·ales, dans un cadre mêlant recherche académique et applications industrielles.
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Le bruit, un outil de diagnostic au service de la sûreté
Derrière l'intitulé technique d'IMORN se cache une approche originale et puissante du diagnostic des réacteurs nucléaires : plutôt que d'analyser les signaux moyens issus des détecteurs, le bruit s'intéresse aux fluctuations de ces signaux autour de leur valeur moyenne. Ces variations, en apparence anodines, sont en réalité riches d'informations : elles permettent de remonter à des paramètres clés caractérisant le fonctionnement et la sûreté des réacteurs.
Parmi les applications concrètes de cette approche : l'évaluation de la stabilité neutronique de la réaction en chaîne, la détection indirecte de perturbations de l'écoulement hydraulique dans le cœur, ou encore la surveillance de la dégradation de composants. Une méthode non intrusive, particulièrement précieuse pour le suivi en temps réel des installations en fonctionnement.
Trois jours de conférence, une communauté réunie à Grenoble
L'édition 2026, organisée par l'équipe MSFR (Molten Salt Fast Reactor) du LPSC, a réuni des spécialistes venus de France, d'Europe et du monde entier : chercheur·ses académiques, ingénieur·es de l'industrie nucléaire et représentant·es d'organismes nationaux et internationaux tels que l'AIEA, l'ASNR, le CEA, le CNRS, Stellaria, des universités de Cambridge, de Chalmers, de Delft... Le programme, dense et varié, a alterné présentations de fond, retours d'expérience, modélisation physique et discussions prospectives.
Les trois jours ont couvert un spectre thématique large : état du développement des réacteurs avancés, méthodes de calcul du bruit neutronique (Monte-Carlo, approches déterministes), applications au monitoring des petits réacteurs modulaires (SMR) via l'apprentissage automatique, analyse du bruit dans les réacteurs à sel fondu, dépendante des mesure en énergie, ou encore le développement d'un nouveau type de source-détecteur dédié utilisant du Cf-252. Des contributions du LPSC ont également été présentées, notamment sur le calcul du bruit de modulation et les oscillations pseudo-aléatoires de réactivité dans le réacteur CROCUS.
La conférence s'est clôturée par une session prospective sur le format et l'accueil des prochaines éditions d'IMORN, témoignant de la vitalité et de la continuité de cette communauté scientifique internationale.
Le LPSC remercie chaleureusement tou·tes les participant·es et intervenant·es pour la qualité des échanges, ainsi que l'équipe organisatrice pour son investissement dans la préparation et le bon déroulement de cet événement.