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Crédits : Grenoble INP

Lancement du projet N2G2V : former les compétences du nucléaire de demain au LPSC

26 février 2026

Rénovation des réacteurs en fonctionnement, démantèlement d’installations historiques, construction de nouveaux EPR en France et à l’international… La filière nucléaire connaît aujourd’hui une relance majeure. Le rapport MATCH du GIFEN (Groupement des Industriels Français de l’Énergie Nucléaire) met en évidence des besoins massifs en compétences, dans plusieurs dizaines de secteurs.


On parle désormais d’environ 10 000 recrutements par an et d’au moins 80 métiers significatifs, dont une grande part à niveau bac + 5.

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C’est dans ce contexte qu’a été inauguré le projet N2G2V, porté notamment par le LPSC, Grenoble INP – UGA et l’Université Grenoble Alpes, avec l’objectif de renforcer la formation, l’attractivité et les infrastructures pédagogiques et technologiques liées au nucléaire.

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Ensemble des partenaires du projet N2G2V lors du lancement au LPSC

Un projet structurant pour la formation en ingénierie nucléaire

Le projet N2G2V s’appuie sur des formations déjà reconnues :

  • le master Ingénierie nucléaire de l’Université Grenoble Alpes (site de Valence),
  • les écoles d’ingénieurs Grenoble INP – UGA Phelma et Ense3.

Son ambition est double : répondre aux besoins de la filière et former davantage d’ingénieurs et spécialistes en un temps court, en renforçant des dispositifs existants.

  • « Cette relance est une immense opportunité pour des milliers de jeunes d’accéder à des emplois d’ingénieurs, à un bon niveau de rémunération, sur tout le territoire, au cœur d’un projet qui permet à ceux qui s’y engagent de contribuer à lutter contre le réchauffement climatique. »

Trois axes majeurs

Sur le plan pratique, le projet N2G2V permettra :

  • Le renforcement de l’attractivité par l’amélioration de la visibilité des formations, mais aussi des métiers du nucléaire et de l’énergie avec des interventions dans les collèges et les lycées, les forums et les salons, en lien avec les initiatives du rectorat, d’autres projets AMI-CMA ou celles de l’industrie, en France et à l’international, ou la facilitation de la vie des futurs diplômés (bourses de thèse et de masters).
  • Le renforcement des formations existantes avec une augmentation significative du nombre de diplômés. Il permettra aussi la mise en place de différents parcours, en présentiel ou en format hybride, comme un parcours « Nucléaire » dans une filière en apprentissage, des formations de « mises à niveau » pour faciliter les reprises d’études ou des passerelles vers les formations existantes, pour « nucléarisation », ie faire découvrir les spécificités du domaine à des diplomés d’autres parcours, ou encore la formation d’enseignants du secondaire.
  • La facilitation de l’accès aux plateformes des partenaires industriels, comme les simulateurs de conduite d’EDF, la mise à jour et le redimensionnement de plateformes technologiques d’enseignement et de recherche, c’est-à-dire les plateformes de fabrication additive au SIMAP, d’instrumentation nucléaire au LPSC, de Sels Fondus au LPSC, de Thermo-Hydraulique et de contrôle commande pour le nucléaire à l’ENSE3 avec l’apport du partenaire EVIDEN, et la plateforme simulation d’exploitation au LPSC avec l’entreprise CORYS.

Le LPSC au cœur du dispositif

Le projet est porté et piloté par Adrien Bidaud, chercheur au LPSC, enseignant à Grenoble INP – Phelma et responsable pédagogique de la filière ingénieur Génie énergétique et nucléaire, et Frederic Mayet, chercheur au LPSC, professeur à l'UGA et responsable du master 1 Ingénierie nucléaire (ITDD)

À l’occasion de l’inauguration, plusieurs plateformes du LPSC ont été présentées :

  • la plateforme Sels fondus,

  • la plateforme SIREP,

  • la plateforme Instrumentation nucléaire.

Ces infrastructures constituent des supports essentiels pour la formation pratique des étudiants et le développement de compétences directement transférables vers l’industrie.

Un consortium académique et industriel

Sous l’égide de l’Université des Métiers du Nucléaire, le projet N2G2V réunit un large consortium associant partenaires académiques et industriels, parmi lesquels l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP – UGA, EDF, Framatome, Orano, CORYS, Assystem, Eviden (Worldgrid France), Onet Technologies, NUVIA et Quandance, avec l’ambition de rapprocher formation, recherche et besoins opérationnels afin de structurer durablement l’écosystème nucléaire aux échelles régionale et nationale. L’inauguration a également été marquée par des prises de parole de représentants de l’enseignement supérieur et des institutions, notamment Grenoble INP – UGA, l’Université Grenoble Alpes et le rectorat de région, soulignant l’inscription du projet dans la stratégie nationale de relance de la filière nucléaire. Soutenu par une aide de l’État gérée par l’Agence nationale de la recherche dans le cadre de France 2030 (ANR-25-CMAS-0008), N2G2V vise à former rapidement des ingénieurs et spécialistes capables d’accompagner les transformations du secteur énergétique, tout en structurant un écosystème où se croisent formation, recherche, innovation technologique et besoins industriels, au service de la transition énergétique et de la souveraineté industrielle.

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SY SAVANE-DIALLO Halimatou, Directrice de cabinet de l'Université des Métiers du Nucléaire

Avec N2G2V, le LPSC et l’ensemble de ses partenaires contribuent à structurer une réponse concrète aux besoins croissants de la filière nucléaire, en articulant formation, recherche et innovation technologique au plus près des attentes industrielles. En renforçant les capacités de formation et les plateformes pédagogiques, le projet participe à préparer une nouvelle génération d’ingénieurs et de spécialistes, capables d’accompagner les évolutions du secteur énergétique et de répondre aux défis de la transition climatique et de la souveraineté industrielle.