Durant l'été 2004, une activité de test et de validation systématique du logiciel spatial embarqué du SCE a débuté. Ce processus adjoint au développement a pour but de fiabiliser le logiciel à toutes ses échelles (fonctions unitaires, modules intégrés et système sur cible). Il exige le concours de plusieurs testeurs, une forte implication des programmeurs et des ingénieurs système, et l'emploi d'une méthodologie plus familière de l'industrie des transports ou de la défense que des laboratoires.

Le SDI, déjà fortement impliqué dans le test des systèmes Planck au LPSC, a été chargé de coordonner et de piloter ce travail, à la frontière de l'électronique, de l'informatique, du système et des méthodes de test. Une équipe de test a été constituée avec des personnes des différents services du laboratoire, mais aussi des chercheurs du groupe Planck du LPSC.

Une première itération de test unitaire a été confiée à un prestataire spécialisé, CAPTEC, recommandé par l'Agence Spatiale Européenne. Cette étape incontournable a toutefois montré ses limites car les évolutions ultérieures du logiciel ont remis en cause la plupart des validations obtenues à cette époque, et puis le prestataire a restreint le champ de ses responsabilités à des modules dont il maîtrisait le test.

Début 2005, cette prestation s'est terminée et l'objectif restait d'achever le test pour la livraison d'un module critique, le logiciel de "boot", qui ne peut plus être modifié une fois implanté dans l'électronique. L'équipe de test logiciel a relevé ce défi en s'aidant pour une part de l'exemple et des résultats précédents, pour une autre part de l'expertise du Laboratoire Informatique de Grenoble (LIG - INPG/UJF/CNRS), intéressé par notre démarche, et enfin d'une bonne dose d'imagination et d'esprit pratique.

Jusqu'en septembre 2005, deux stagiaires du LIG ont aussi apporté une importante contribution en complétant les tests unitaires sur la partie "applicatif" du logiciel à l'aide du logiciel Cantata++. Cette dernière phase s'est formellement close début 2006, mais les scripts et les outils de test sont restés indissociables du logiciel pendant toute la durée de sa vie.

 

Contacts : Patrick Stassi, Olivier Zimmermann

 

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Dans le cadre de l’expérience CODALEMA à laquelle le LPSC s’est ralliée courant 2005, en collaboration avec le laboratoire de Subatech à Nantes, le SDI a conçu et déployé à l’automne 2005, un réseau de détection de rayons cosmiques, composé de cinq stations de détecteurs à base de scintillateurs et photomultiplicateurs. Ces détecteurs sont disposés de part et d’autre du réseau d’antennes décamétriques, exploité pour la détection des ondes radio émises par les gerbes cosmiques.

Le système d’acquisition de ces détecteurs est basé, du point de vu matériel, sur les cartes MATACQ de type VME, développées par le LAL et l'IRFU (ex DAPNIA), de façon à pouvoir s’intégrer au système existant sur le réseau d’antenne. Le service a mis en œuvre cette acquisition et a développé plusieurs programmes sous LabVIEW permettant de récupérer et de stocker les données, d’effectuer un contrôle en ligne des taux d’événements ainsi que le pilotage des hautes tensions nécessaires aux photomultiplicateurs.

Avec l’aide du service informatique du LPSC, un système de sauvegarde automatique des données a été mis en place et le contrôle à distance de l’expérience peut s’effectuer de façon sécurisée à travers le réseau Internet.

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L’installation de l’expérience CODALEMA, sur le site du radiotélescope de Nançay, s’est poursuivie jusqu'en 2007. Le service a déployé quatre nouvelles stations de détection à scintillateurs en mars 2006, venant ainsi compléter les 5 stations déjà installées en 2005. La prise de données avec ce réseau de neufs détecteurs s’est poursuivi jusqu’à la fin 2006.

En janvier 2007, dans des conditions climatiques difficiles, le service a de nouveau installé quatre nouvelles stations de détection, complétant ainsi le réseau des treize détecteurs à scintillateurs prévus à l’origine du projet.

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Contacts : Patrick Stassi, Olivier Zimmermann

 

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Durant l’année 2002, le prototype du système de commande du cryo-générateur 20K du satellite Planck, développé par le Jet Propulsion Laboratory (JPL), laboratoire de la NASA à Pasadena, USA, a été fabriqué.

Deux campagnes de tests en 2002 et une en 2003 ont été nécessaires pour qualifier les aspects matériels et logiciels de ce dispositif. Ces tests ont eu lieu en étroites collaboration avec les service d’électronique du LPSC. Le prototype étant connectés directement au prototype du cryo-générateur lui même, sur le site du JPL. Le SDI, qui est responsable d’une partie du management technique du projet, a organisé ces tests ainsi que les procédures associées. Il a également assuré le développement et la mise en œuvre d’un système de commande et d’une application interactive sous LabVIEW, permettant de piloter l’ensemble du dispositif en simulant les interfaces du satellite.

Ces campagnes de vérification ont été un grand succès, démontrant le caractère judicieux des solutions de design proposées par le laboratoire ainsi que le bon fonctionnement de la communication entre les équipes du LPSC et du JPL.

Apres une longue période de définition des caractéristiques et des interfaces, le prototype du système de commande du cryo-générateur 100mK du satellite a pu être fabriqué a la fin de l’année 2003.

Les tests de qualification de ce système se sont déroulés courant 2004, sur le site d’Air Liquide à Sassenage, fabricant du cryo-générateur. Le SDI a développé un système de commande et une application sous LabVIEW, capable de simuler le dispositif de pilotage définitif (Data Processor Unit, DPU) développé par le LAL a Orsay.

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Contacts : Patrick Stassi, Olivier Zimmermann

 

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