5mars

Les membres du personnel du Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (LPSC) déclarent le laboratoire en lutte et appellent à la grève contre le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR). Ce projet va avoir comme conséquences directes d’institutionnaliser la précarité des travailleurs et des travailleuses de la recherche, et fragilisera encore un peu plus la recherche publique française.

Les actes de congrès de la conférence mm Universe @ NIKA2 ont été publiés dans la revue EPJ Web of Conferences (EDP Sciences). 

 

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EPJ Web of Conferences - Volume 228 (2020)
F. Mayet, A. Catalano, J.F. Macías-Pérez and L. Perotto (Eds.)

Cette conférence est la première d'une série de conférences qui accompagneront l'utilisation de NIKA2 au télescope de 30 mètres de l'IRAM. Elle a permis des discussions sur des sujets scientifiques liés à NIKA2 : instruments, analyse des données, derniers résultats et implications cosmologiques, projets à venir. Ce fut un grand succès grâce à l'enthousiasme des participants et à la grande qualité de leurs présentations.

Le comité local d'organisation remercie le LPSC pour son soutien administratif et logisitique.

La conférence a été financée par le projet ANR NIKASky et a bénéficié d'un soutien financier du LPSC et du labex Focus.

Le comité local d'organisation 

Johana Paquien, Frédéric Mayet, Andrea Catalano, Florian Kéruzoré, Juan-Francisco Macias-Perez, Laurence Perotto 

 

Le LSST (Rubin Observatory Legacy Survey of Space and Time) va réaliser une cartographie en trois dimensions du ciel sur la moitié de la voûte céleste en surface et plus de la moitié de l’âge de l’univers en profondeur. Ce relevé comprendra quelque 38 milliards d’astéroïdes, étoiles et galaxies.

Pour le réaliser, une caméra de plus de 3 milliards de pixels est en phase finale d’assemblage et de tests aux États-Unis avant d’être installée au Vera C. Rubin Observatory au Chili sur un télescope de 8 mètres de diamètre. Pour identifier la nature des sources et mesurer leur distance, la cartographie est réalisée de l’infrarouge proche à l’ultraviolet proche à l’aide de 6 filtres.

L’IN2P3 est en charge de tous les éléments qui servent à manipuler ces filtres et le LPSC a conçu et construit le système chargeur de filtre qui permet d’installer ou enlever un filtre sur la caméra - celle-ci ne pouvant accueillir que 5 des 6 filtres simultanément.

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Légende : L’équipe du LPSC devant le chargeur de filtres en test à SLAC.

Les tests se sont déroulés avec succès pour le chargeur de filtres.
Pour la première fois, les ingénieurs du LPSC ont inséré les 5 faux-filtres dans la caméra à l'aide du chargeur en utilisant les commandes FCS de haut niveau sous le contrôle des automates de sécurité. Tout s'est très bien passé.

On va encore trembler un peu lorsqu’il faudra jouer avec les vrais filtres dans quelques mois .…

 
 Retrouvez plus d’informations et de photos dans l’article consacré au système changeur de filtres sur le site de l’IN2P3.

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Légende : Les héros de LSST-France, extrait de la présentation générales aux journées LSST-France du 3 février 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

Les scientifiques de l’Observatoire Pierre Auger, le plus grand détecteur de rayons cosmiques au monde, célébreront les vingt ans de l’Observatoire à Malargüe, province de Mendoza, en Argentine, du 14 au 16 novembre 2019. Les célébrations débuteront par un symposium qui comprendra des présentations sur les origines du projet, dont le CNRS est l'un des fondateurs, et sur l'état de l’art dans les domaines de recherche couverts par l’Observatoire. Le 16 novembre aura lieu une cérémonie mettant en valeur le rôle de l'Observatoire Pierre Auger et réunissant des personnalités nationales et internationales, ayant soutenu le projet.

 

L'Observatoire Pierre Auger couvre une superficie de 3000 km2 dans la pampa argentine, par 35º de latitude sud et 65º de longitude ouest, au pied de la cordillère des Andes, à proximité de la ville de Malargüe. Il est conçu pour étudier les rayons cosmiques aux plus hautes énergies. Ce sont les particules les plus puissantes de l'Univers : leur énergie dépasse les 1020 (des centaines de milliards de milliards) électronvolts (eV). En comparaison, les particules étudiées dans les plus grands accélérateurs, y compris celles accélérées par le LHC au CERN à Genève, sont dix millions de fois moins énergétiques. D'où viennent-elles ? Quelle est leur nature ? Comment atteignent-elles des énergies aussi extrêmes ? L'objectif de l’Observatoire Pierre Auger est d’apporter des réponses à ces questions.

Lors de l'ICRC 2019, la collaboration Pierre Auger a présenté ses derniers résultats sur la physique des rayons cosmiques (RC) d'ultra haute énergie. Après une quinzaine d'année de fonctionnement de l'Observatoire Pierre Auger, les analyses bénéficient d'une statistique importante, d'une exposition élevée, et d'une compréhension de plus en plus précise des sources d'incertitude systématique.

Certains résultats  parmi les plus marquants sont résumés ci-dessous.

Anisotropies des directions d'arrivée

La modulation dipolaire à grande échelle angulaire au-dessus de 8 EeV est confirmée et son amplitude croit avec l'énergie. Amplitude et phase de la modulation sont mesurées sur plus de trois décades en énergie, et les résultats confirment une origine galactique des RC en dessous de 1 EeV, tandis que la direction du dipole observé va dans le sens d'une origine extragalactique des RC de quelques EeV.

Carte du ciel du flux de rayons cosmiques au dessus de 8 EeV (ICRC 2019)

Les recherches à plus petites échelles angulaires ont confirmé l’existence d’un excès en direction de Centaurus A. Pour les RC d'énergie supérieures à 38 EeV, la correlation entre leur direction d'arrivée et la position des galaxies à flambée d'étoiles répertoriées dans un catalogue incluant des objets extragalactiques tels que NGC4945 et M83 dans la région de  CenA, mais aussi NGC253 près du pole sud galactique. Des études incluant les effets des champs magnétiques et prenant en compte des catalogues plus complets sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Spectre en énergie et composition du flux de RC

La mesure du spectre en énergie des rayons cosmiques réalisée par l'Observatoire Pierre Auger couvre une grande gamme en énergie, allant de 0,03 à plus de 100 EeV. Cette mesure est entièrement indépendante des modèles et d'hypothèses sur la composition. Deux points d'inflexion sont clairement visibles correspondant au deuxième genou et à la cheville; un nouveau changement de pente est à présent observé autour de 10 EeV.

Spectre des rayons cosmiques mesuré par l'Observatoire Pierre Auger (ICRC2019)